Le Secrétaire général à l’Industrie, Saturnin Wangwamba Mutshipa, a officiellement présenté ce vendredi aux cadres de son administration le nouveau cadre et les nouvelles structures organiques du Secrétariat général à l’Industrie, récemment agréés par le Gouvernement. Cette présentation, organisée ce vendredi 12 juin 2026 dans la salle des réunions de l’immeuble Likasi, dans la commune de la Gombe, marque le début d’une profonde transformation de cette administration stratégique de l’État.

Adopté par l’Arrêté n°051/CAB/VPM/MIN/JPL/2026 du 7 mai 2026, signé par le Vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’Administration et Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, ce nouveau cadre remplace celui de 2011 devenu inadapté aux exigences actuelles de gestion et de gouvernance publique.

Dans son intervention, le directeur du Partenariat et de l’Intégration industrielle, Jean Fidèle Kuzoma, a rappelé que ce document est le fruit d’un long processus conduit par les experts de la Fonction publique sur la base des missions assignées au Secrétariat général à l’Industrie.

Il a notamment présenté la mission générale de cette administration, qui consiste à « contribuer au développement socio-économique du pays en assurant la normalisation et la régulation du secteur de l’industrie ».

Selon lui, cette mission a servi de fil conducteur à l’élaboration du nouveau cadre et des nouvelles structures organiques, longtemps attendus par les agents et cadres de cette administration. La réforme vise ainsi à doter le Secrétariat général à l’Industrie d’un outil moderne de gestion, de coordination et d’évaluation, capable de répondre aux exigences actuelles de performance et de gouvernance publique.

Dix directions pour une administration plus performante
L’une des principales innovations du nouveau cadre organique est la création de dix directions, organisées entre directions standards et directions métiers, conformément aux nouvelles orientations de la réforme de l’administration publique.
Parmi les nouveautés majeures figure le remplacement de l’ancienne Division unique par un Secrétariat administratif, désormais érigé en structure centrale de gestion administrative et dirigé par un chef de division.
Le Secrétaire général a également annoncé la création de services directement rattachés à son cabinet, notamment la Cellule technique d’appui et la Cellule de gestion des projets et des marchés publics.
Ces deux structures, appelées à jouer un rôle clé dans l’accompagnement technique et la gouvernance administrative, seront également dirigées par des chefs de division.
La Cellule technique d’appui comprend notamment plusieurs entités spécialisées, dont le secrétariat de la cellule, le pool juridique et contentieux, le pool communication interne et externe, le pool audit interne ainsi que le point focal Éthique.
Le nouveau cadre introduit également plusieurs directions métiers destinées à mieux répondre aux missions spécifiques du secteur industriel.
À ce titre, la Direction de la promotion industrielle fait son apparition et remplace l’ancienne Direction de gestion des espaces industriels, avec un champ d’action élargi visant à accompagner davantage le développement du tissu industriel national.
Selon Saturnin Wangwamba Mutshipa, cette restructuration vise à rendre l’administration plus efficace, plus lisible et davantage orientée vers les résultats.
La réforme touche également les services déconcentrés. Le nouveau cadre consacre l’introduction des Antennes territoriales de l’industrie, qui remplacent les anciennes divisions urbaines. Cette innovation vise à rapprocher davantage l’administration des opérateurs économiques et des réalités locales tout en renforçant l’encadrement des activités industrielles à travers le pays.
Les statistiques présentées lors de la séance indiquent que le Secrétariat général à l’Industrie compte 3 087 agents et cadres. Les services déconcentrés représentent 77 % des effectifs, soit 2 382 agents, tandis que les services centraux regroupent 705 agents, soit 23 % de l’effectif total.
L’entrée en vigueur du nouveau cadre organique entraînera inévitablement des réaménagements administratifs, notamment de nouvelles affectations et mises en place du personnel afin de pourvoir les postes créés ou restructurés.
Conscient des préoccupations que suscite cette réorganisation, le Secrétaire général a tenu à rassurer les agents et cadres présents.
« Personne ne sera rétrogradé. Nous allons simplement veiller à placer l’homme qu’il faut ou la femme qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-il déclaré.
Un message d’apaisement salué par les participants, qui voient dans cette réforme une opportunité de moderniser l’administration tout en valorisant les compétences internes.
À travers cette restructuration, le Secrétariat général à l’Industrie entend se doter d’une administration plus efficace, mieux organisée et capable d’accompagner les ambitions du Gouvernement en matière de développement industriel et de modernisation du service public.
Christiane EKAMBO