Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECiDé), Martin Fayulu, a réagi à la confiscation du passeport de l’opposant Delly Sessanga, alors que ce dernier devait se rendre en Europe pour y recevoir des soins médicaux.
Dans un message publié ce lundi 29 juin 2026 sur son compte X (anciennement Twitter), le leader de Lamuka a dénoncé cette décision, accusant le régime en place de chercher à nuire aux opposants.
« Empêcher Delly Sessanga d’accéder à des soins médicaux appropriés en Europe, à la suite des violences brutales perpétrées contre les leaders de la C64 lors du sit-in du 12 juin, constitue une preuve que le régime cherche à éliminer physiquement ses opposants les plus résolus », a déclaré Martin Fayulu.
Selon la cellule de communication de Delly Sessanga, son passeport a été retenu par la Direction générale de migration (DGM). Cette source précise que le motif de cette mesure ne lui a pas encore été communiqué.
Toutefois, plusieurs sources concordantes estiment que cette interdiction de quitter le territoire visant le président du parti Envol serait liée à une invitation qui lui aurait été adressée par le procureur général près la Cour de cassation.
Interrogé sur la légalité de cette mesure, Maître Guy-Aimé Ngbo, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe, a expliqué que la procédure pouvait être fondée. Il a souligné que des mesures conservatoires, notamment une interdiction de sortie du territoire, peuvent être prises à l’encontre d’une personne dans le cadre d’une enquête judiciaire.
« Une enquête judiciaire peut conduire jusqu’à l’interdiction de quitter le territoire national. Si le procureur estime que, pour les besoins de l’enquête, la personne concernée doit demeurer sur le territoire, il peut en informer l’administration, en l’occurrence la DGM, afin qu’une personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire ne puisse pas quitter le pays. C’est certainement pour cette raison que la DGM a confisqué le passeport de M. Sessanga, afin de l’empêcher de quitter le territoire national », a expliqué l’avocat.
Blaise Bozenge