Le manque de fournitures scolaires compromet les conditions d’apprentissage de plus d’une centaine d’enfants issus de la communauté pygmée à Loselose, dans le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Inscrits à l’école primaire Maranatha, conventionnée adventiste, ces élèves ont besoin de cahiers, de stylos, d’uniformes, de chaussures et de cartables pour poursuivre leur scolarité dans de meilleures conditions.
La situation a été rapportée ce jeudi 5 novembre 2026 par Kasereka Mambo Kalungo, membre de la Protection civile dans le groupement Bolema. Selon lui, ces enfants parcourent notamment le trajet entre Baata et Loselose pour accéder à l’éducation. Il rappelle également que l’établissement a été vandalisé lors des violences attribuées aux ADF, aggravant ainsi les difficultés liées à leur scolarisation.
« À Loselose, il y a une école adventiste, l’EP Maranatha, qui accueille plus de 100 écoliers pygmées. Ces enfants viennent de Baata jusqu’ici, à Loselose, pour suivre les cours. Ils manquent presque de tout. L’école a été vandalisée lors des violences attribuées aux ADF, ce qui rend les conditions d’apprentissage difficiles », explique-t-il.
La directrice de l’établissement, Kahindo Kombi Ivone, confirme les difficultés rencontrées par ces élèves. Elle précise qu’ils fréquentent régulièrement les cours et s’adaptent à leur environnement scolaire, mais restent confrontés à un manque important de matériel.
« Les élèves pygmées sont nombreux et ils sont bien adaptés à l’école, mais ils manquent de fournitures scolaires et d’uniformes. Certains n’ont même pas de chaussures. Ils ont besoin de cahiers, de stylos, de cartables, d’uniformes et de souliers pour mieux étudier », indique-t-elle.
Au-delà des besoins des élèves, la directrice évoque également les difficultés de fonctionnement de l’établissement. Depuis les dégâts causés par les violences, les parents ont tenté de réhabiliter certaines infrastructures, sans toutefois parvenir à couvrir tous les besoins. L’école ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour assurer son fonctionnement. Les enseignants, quant à eux, travaillent sans rémunération régulière, certains passant plusieurs mois sans être payés.
Face à cette situation, la Protection civile du groupement Bolema lance un appel à la solidarité en faveur de ces enfants. Elle sollicite l’appui des personnes de bonne volonté et des organisations humanitaires afin de leur fournir le matériel scolaire nécessaire et de contribuer à l’amélioration de leurs conditions d’apprentissage.
Gloire Tsongo/Beni