Dans l’est de la République démocratique du Congo, les autorités sanitaires ont procédé à la réouverture du Centre de traitement Ebola (CTE) de Katwa, dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), à la suite de la recrudescence des cas confirmés de maladie à virus Ebola. La cérémonie officielle s’est tenue ce lundi 8 juin 2026 en présence des autorités urbaines et sanitaires, des acteurs de la société civile ainsi que des partenaires du gouvernement congolais dans le secteur de la santé.
Située au sein de l’Hôpital général de référence de Katwa, cette infrastructure réaménagée par l’ONG MEDAIR a été officiellement remise en service afin de renforcer la prise en charge des patients dans le cadre de la riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola.
Construit en planches lors de la dixième épidémie d’Ebola en 2018, la plus meurtrière qu’ait connue la région, le centre dispose d’une capacité de 20 lits, dont 10 réservés aux cas suspects et 10 aux cas confirmés, a expliqué la représentante de MEDAIR. Sa réouverture intervient alors que la zone de santé de Katwa s’affirme comme l’épicentre actuel de l’épidémie.
Au total, 29 cas confirmés ont déjà été enregistrés dans sept zones de santé. Katwa arrive en tête avec 11 cas confirmés, dont 8 décès, suivie de Beni avec 7 cas. Oïcha compte 2 cas, tandis que Goma, Kyondo et Kalunguta ont enregistré chacune un cas, selon le Dr Gaston Maboko.
La ville de Butembo a célébré ce même lundi la première guérison d’un patient atteint d’Ebola depuis le début de cette flambée épidémique en mai dernier. Une nouvelle encourageante pour les équipes de riposte, même si la menace demeure.
Dans leur rapport épidémiologique, les autorités sanitaires indiquent suivre actuellement 625 contacts à risque identifiés à partir des 29 cas confirmés et répartis dans les différentes zones de santé touchées.
« Tous ces cas confirmés ont également généré des contacts à risque dans l’ensemble de ces zones de santé, lesquels doivent faire l’objet d’un suivi. Nous en sommes à 625 contacts à risque. Dès qu’un de ces contacts présente des signes suspects, nous pouvons l’orienter vers la structure de prise en charge la plus proche. Lorsque la prise en charge est assurée précocement, les chances de guérison sont élevées », a déclaré le chef de la Division provinciale de la santé (DPS).
Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance et à une collaboration active avec les équipes de riposte, notamment en signalant rapidement tout symptôme suspect et en respectant les mesures de prévention recommandées afin de limiter la propagation de la maladie.
Djiress BALOKI