La ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a officiellement lancé, le 30 avril 2026 à Kinshasa, un ambitieux projet de gestion durable des paysages tropicaux du Mayombe, de l’Ubangi et de Mai-Ndombe, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de la République démocratique du Congo face au changement climatique.
La cérémonie s’est tenue à l’Hôtel Pullman, en présence de plusieurs personnalités, notamment des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des représentants du secteur privé, de la société civile, ainsi que des communautés locales et des peuples autochtones.
Porté par le gouvernement congolais avec l’appui du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et du Fonds international de développement agricole (FIDA), ce programme se veut une réponse structurante aux défis liés à la déforestation et à la dégradation des terres.
Dans son allocution, la ministre a qualifié cette initiative « d’acte fondateur pour l’avenir de la nation et de l’humanité », soulignant sa portée stratégique bien au-delà des aspects techniques. « Il s’agit d’un engagement historique et d’un pacte de responsabilité envers les forêts, les communautés et la planète », a-t-elle déclaré.
Structuré autour de quatre axes majeurs, le projet vise à autonomiser les communautés locales, restaurer les paysages dégradés, promouvoir une économie verte fondée sur des chaînes de valeur durables et renforcer la lutte contre le changement climatique à travers la réduction des émissions.
« Nos forêts tropicales sont le poumon de la planète », a rappelé la ministre, insistant sur leur rôle essentiel dans la régulation du climat et la préservation de la biodiversité. Face aux menaces croissantes, elle a présenté ce projet comme « une réponse ferme » et « une déclaration de guerre contre la déforestation ».
Marie Nyange Ndambo a également salué la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui positionne la RDC comme un « pays-solution » dans la lutte mondiale contre le changement climatique, ainsi que l’action du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Tuluka.
Au-delà de ses objectifs environnementaux, le projet ambitionne de générer des retombées socio-économiques concrètes pour les populations locales, notamment à travers la promotion de pratiques agricoles durables et le développement d’activités économiques respectueuses de l’environnement.
La ministre a appelé à une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, soulignant que la réussite du projet dépendra d’une appropriation collective. Elle a, par ailleurs, annoncé son engagement à renforcer l’unité de gestion du projet et à l’inscrire dans une dynamique plus large de programmes liés aux biomes critiques du bassin du Congo.
À travers cette initiative, la République démocratique du Congo confirme son rôle stratégique dans la gouvernance environnementale mondiale et sa volonté de concilier développement durable, justice sociale et protection des écosystèmes.
La ministre a conclu en déclarant officiellement lancé ce projet, ouvrant ainsi une nouvelle phase de la politique environnementale du pays, placée sous le signe de la responsabilité, de l’innovation et de l’action collective.
Rédaction