Coup de théâtre sur la scène politique congolaise. Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement annoncé l’organisation prochaine d’un dialogue national inclusif, une initiative qui pourrait marquer un tournant majeur dans la gestion de la crise sécuritaire, politique et institutionnelle que traverse la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite vendredi à l’issue d’une audience de près de deux heures accordée à une délégation des principales confessions religieuses du pays, à la Cité de l’Union africaine.
C’est le Cardinal Fridolin Ambongo, porte-parole de la délégation, qui a révélé cette décision historique au sortir de la rencontre.
Selon lui, le Chef de l’État, après plusieurs consultations régionales, notamment avec les présidents du Burundi et du Congo-Brazzaville, a choisi la voie d’un dialogue national inclusif afin de renforcer la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.
« Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État », a déclaré le Cardinal Ambongo.
Cette annonce intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les défis sécuritaires dans l’Est du pays, les tensions politiques et les attentes de la population en faveur d’une solution durable à la crise.
Même si aucun calendrier ni les modalités de ce dialogue n’ont encore été dévoilés, cette initiative ouvre une nouvelle séquence politique susceptible de rassembler les différentes forces vives de la Nation autour d’une même table.
La rencontre a réuni plusieurs responsables religieux de premier plan, notamment le Cardinal Fridolin Ambongo (Église catholique), Mgr André Bokundoa (Église du Christ au Congo), l’Archevêque Ejiba Yamampia (Église de Réveil du Congo), Cheikh Abdallah Mangala (Communauté musulmane du Congo), Mgr Donatien Nshole et le Pasteur Éric Senga.
Christiane Ekambo