Une situation préoccupante est signalée à l’Hôpital général de référence de Mandima, à Biakato, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Une jeune mère de triplés y séjourne depuis près d’un mois après son accouchement, faute de moyens suffisants pour régler sa facture hospitalière.
Katsuva Des Anges a donné naissance à trois nouveau-nés, deux garçons et une fille. Mais depuis son accouchement, elle peine à réunir les frais nécessaires à sa prise en charge et à celle de ses enfants.
Selon l’Association pour la Protection et Défense des Enfants et Femmes Vulnérables (APDEF), le montant de la facture s’élève à 750 000 francs congolais. Une somme que la famille, confrontée à d’importantes difficultés financières, ne serait pas en mesure de payer.
L’APDEF lance un appel à la solidarité
La situation de Katsuva Des Anges serait devenue encore plus précaire après le départ de son mari. D’après l’APDEF, celui-ci serait actuellement introuvable, laissant la jeune mère assumer seule les charges liées à son séjour à l’hôpital et aux besoins de ses trois nouveau-nés.
Pour l’organisation, cette situation est d’autant plus préoccupante que le séjour prolongé de la mère et de ses enfants dans un contexte hospitalier difficile pourrait accroître leur vulnérabilité.
« Nous appelons vraiment les personnes de bonne volonté à pouvoir venir en aide à cette dame et à ses enfants qui traînent encore à l’hôpital. Elle court beaucoup de risques, vu que nous sommes dans une période épidémiologique », alerte Mambasa Ram’s Malikidogo, responsable de l’APDEF.
Face à cette situation, l’association appelle les personnes de bonne volonté ainsi que les organisations humanitaires et celles engagées dans la défense des droits des femmes et des enfants à intervenir en faveur de cette famille.
L’objectif est de contribuer au règlement de la facture hospitalière afin de permettre à la jeune mère de regagner son domicile avec ses trois enfants dans des conditions aussi dignes que possible.
L’APDEF sollicite également l’implication des structures de protection de l’enfance et de défense des droits des femmes afin qu’une solution puisse être rapidement trouvée.
« Nous appelons aussi les associations et les organisations de défense et de protection des enfants et des femmes à s’impliquer dans ce dossier pour obtenir la libération de cette dame à l’hôpital », poursuit Mambasa Ram’s Malikidogo.
Pour l’association, une intervention rapide permettrait de soulager cette mère et d’améliorer les conditions de prise en charge de ses trois nouveau-nés.
Elle invite ainsi toute personne, organisation ou structure disposant de moyens pour soutenir cette famille à se mobiliser afin de contribuer au règlement de la dette hospitalière et de faciliter le retour de la mère et de ses enfants auprès de leurs proches.
Gloire Tsongo