Journée mondiale de la liberté de la presse : L’intelligence artificielle peut soutenir la liberté d’expression ou la réprimer, (Antonio Guterres)

Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations-Unies

Alors que le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’intelligence artificielle s’impose comme un enjeu majeur pour l’avenir du journalisme. Entre espoirs technologiques et risques de dérives, António Guterres alerte sur les défis à venir pour préserver une information libre et responsable.

Chaque 3 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, un moment essentiel pour rappeler que l’accès à une information libre, indépendante et fiable constitue le socle de toute démocratie. En 2025, le thème retenu, « Informer dans un monde complexe : L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias », met en lumière les nouveaux défis et opportunités liés à cette révolution technologique.

Dans son compte X, le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres écrit : « La liberté de la presse est confrontée à une menace sans précédent. L’intelligence artificielle peut soutenir la liberté d’expression ou la réprimer. Les algorithmes biaisés, les mensonges éhontés et les discours de haine sont des mines terrestres sur Internet. Des informations précises, vérifiables et fondées sur des faits constituent le meilleur outil pour les désamorcer ».

Il a rappelé que la liberté de la presse est essentielle pour garantir la transparence et la responsabilité des pouvoirs publics. Il a toutefois mis en garde contre les risques que pose l’intelligence artificielle, notamment en matière de désinformation de masse et de manipulation de l’opinion publique : « La liberté de la presse est le fondement de la démocratie et un rempart contre la désinformation. Alors que l’intelligence artificielle continue de transformer notre monde, nous devons être conscients de son impact sur le journalisme. L’IA peut être un outil puissant pour améliorer l’information, mais elle peut aussi être utilisée pour diffuser de fausses nouvelles et manipuler l’opinion publique. Il est essentiel de garantir qu’elle soit utilisée de manière responsable et éthique dans les médias. »

Il a également appelé les États à protéger les journalistes et à renforcer les cadres législatifs pour assurer un journalisme libre, indépendant et pluraliste : « La protection des journalistes est une responsabilité collective et urgente. »

À l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle, garantir une presse libre ne relève plus seulement d’un principe démocratique, mais d’une urgence collective. Car défendre l’information, c’est aussi défendre notre capacité à comprendre, critiquer et agir dans un monde en perpétuelle mutation.

Josué KALUBI

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