À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement célébrée ce 5 juin sous le thème de « L’Action climatique », la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a lancé un appel à une mobilisation collective en faveur de la protection de la planète et du développement durable.
Dans un discours solennel adressé à la Nation, la ministre a souligné que le temps des débats est désormais révolu et que l’urgence climatique exige des actions concrètes, ambitieuses et solidaires à l’échelle mondiale.
« L’heure n’est plus aux débats, mais à l’action urgente, ambitieuse et solidaire pour protéger notre planète et garantir un avenir viable aux générations futures », a-t-elle déclaré.
Marie Nyange Ndambo a rappelé le rôle stratégique de la République démocratique du Congo dans les équilibres environnementaux mondiaux. Avec ses 155 millions d’hectares de forêts tropicales, ses vastes tourbières, ses importantes réserves d’eau douce, sa biodiversité exceptionnelle et ses minerais stratégiques, le pays constitue l’un des principaux remparts naturels contre le réchauffement climatique.
Toutefois, ces ressources demeurent confrontées à plusieurs menaces, notamment la déforestation, l’exploitation non durable des ressources naturelles, l’urbanisation anarchique et les conséquences croissantes du changement climatique.
La ministre a mis en avant les efforts entrepris par le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour faire de la protection de l’environnement une priorité nationale.
Parmi les initiatives citées figurent la nouvelle Politique forestière nationale et la révision du Code forestier, le renforcement de la Stratégie nationale pour la biodiversité, ainsi que le programme « La Forêt, c’est Nous », qui vise la restauration de huit millions d’hectares de terres dégradées et la plantation de cinq milliards d’arbres.
Elle a également évoqué la finalisation en cours de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), document stratégique qui fixe les engagements climatiques du pays, ainsi que la mise en place de l’Autorité de Régulation des Marchés du Carbone (ARMCA) et du Registre national carbone afin de garantir la transparence et la crédibilité des mécanismes liés au carbone.
Soulignant que les écosystèmes congolais rendent des services environnementaux essentiels à l’Afrique et au reste du monde, Marie Nyange Ndambo a plaidé pour un renforcement du soutien des partenaires techniques et financiers, des institutions multilatérales ainsi que du secteur privé.
« Investir dans les forêts, la biodiversité, les tourbières et les solutions climatiques de la RDC, c’est investir dans la stabilité climatique de la planète », a-t-elle insisté.
Marie Nyange a réaffirmé la volonté de la RDC de consolider son statut de « Pays-Solution » face aux défis climatiques et environnementaux du XXIe siècle. Elle a invité les citoyens, les partenaires et la communauté internationale à renouveler leur engagement pour la protection du climat, de la nature et des générations futures.
Christiane EKAMBO