Le gouvernement provincial de Kinshasa affirme avoir pris des dispositions en amont afin de prévenir tout éventuel débordement lors de la marche de l’opposition, réunie au sein de la coalition Article 64 (C64), annoncée pour le 22 juillet.
À l’issue d’une réunion présidée, dimanche 5 juillet 2026, par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, en présence des services de sécurité et des autorités provinciales, le gouvernement a assuré qu’il encadrerait cette manifestation « dans un esprit républicain et démocratique », tout en mettant en garde contre « tout acte portant les germes de la subversion ».
« Les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour préserver la quiétude dans la ville de Kinshasa. Nous profitons de cette occasion pour rassurer l’opinion nationale et internationale que, tout en accompagnant les manifestations dans un esprit républicain et démocratique, nous tenons également à rappeler que tout doit se dérouler dans le respect des normes établies, conformément aux lois et règlements de la République, tout en garantissant la liberté des citoyens qui souhaitent vaquer à leurs occupations », a déclaré le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki.
Initialement prévue pour le mercredi 8 juillet, la manifestation a été reportée au 22 juillet en raison de l’invitation adressée aux dirigeants de la coalition par le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye.
Selon les organisateurs, cette mobilisation se déroulera dans plusieurs villes du pays. À Kinshasa, elle s’achèvera au Palais de la Nation, où un sit-in est prévu, suivi de la remise d’un mémorandum au président Félix Tshisekedi. Les initiateurs de la marche disent vouloir appeler le chef de l’État au respect de la Constitution de 2006.
Blaise Bozenge