Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences survenues lors des manifestations du 15 septembre 2026 à Kinshasa ainsi que dans d’autres villes et localités de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué rendu public lundi 21 septembre, le ministre indique avoir donné injonction au procureur général près la Cour de cassation de faire procéder aux enquêtes afin d’établir les circonstances des incidents enregistrés lors de ces manifestations.
Selon le document, les investigations devront notamment recenser « les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès », ainsi que les « interpellations intervenues dans le contexte de ces manifestations ».
Le ministère de la Justice précise que cette démarche vise à établir, sur la base des éléments de preuve recueillis conformément à la loi, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, les éventuelles responsabilités pénales.
Le communiqué rappelle toutefois que toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie des garanties prévues par la loi, notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.
Pour rappel, la marche organisée à Kinshasa le 15 septembre par la C64 pour protester contre le changement de la Constitution et un éventuel troisième mandat du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait été dispersée par les forces de sécurité. Des affrontements avaient notamment opposé des manifestants à des membres de la Force du progrès, structure liée à l’UDPS, parti au pouvoir.
Blaise Bozenge