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Nord-Kivu : “de 3200 à 5500 francs congolais”, le prix du litre de carburant vole de record en record à Butembo

Le litre de carburant n’avait jamais atteint ces prix. Depuis dimanche 10 juillet, le calvaire est vécu. 4000, 4200, 4500, 5000 voire 5500 francs congolais : sont là des prix pour se procurer de l’essence auprès des revendeurs locaux, selon les endroits dans lesquels vous vous trouvez à Butembo, l’une des grandes villes commerciales situées dans la province du Nord-Kivu, en l’Est de la RDC.

La situation est consécutive à la décision de la fédération des entreprises du Congo, centre de commerce de Butembo-Lubero. Elle a suspendu à compter de jeudi 7 juillet, des opérations d’import-export au poste frontalier de Kasindi-Mpondwe suite à la recrudescence des attaques et incendies de leurs véhicules et marchandises dans la zone de Beni-Ituri.

Le secteur le plus touché à ce stade demeure la vente des produits pétroliers. Des stations-service sont en rupture de stock. Des camions citernes sont cloués au sol. Et la population en paie le prix.

« Toi-même, tu vois, nous achetons le litre d’essence à 5000 francs, alors que la semaine passée, c’était à 3200. Nous sommes pénalisés par cette mesure de la FEC », s’indigne un conducteur de mototaxi furieux rencontré chez un revendeur.

Plaidoyer de la FEC auprès du gouvernement

Du gouvernement congolais, les opérateurs économiques sollicitent la sécurisation de leurs marchandises sur les routes « de la mort » dans la région de Beni-Ituri, où d’ailleurs se déroulent des opérations militaires contre les rebelles ougandais des forces démocratiques alliées (ADF) incriminés dans ce drame sécuritaire.

« Le capital doit toujours augmenter. Mais du coup vous achetez la marchandise de 100.000 dollars, on vous la pique ; vous refaites l’opération, on vous fait la même chose ; mais vous allez rester les mains vides… En tout cas, la population, notre clientèle, en souffre également », reconnait le Président de la FEC Butembo-Lubero, Polycarpe Ndivito.

Et de poursuivre pour rassurer : « en tout cas, la marchandise est là, elle est à la frontière. Nous avons des tonnes de cacao, des tonnes de café et le quinquina. Donc, on attend que le gouvernement nous rassure même aujourd’hui, même demain. Peut-être une escorte bien organisée, et que les militaires soient positionnés tout le long de la route Beni-Kasindi, Beni-Komanda, Mambasa… Là, il n’y a pas de problème ».

Depuis près d’un mois, un autre poste frontalier congolais avec l’Ouganda est sous occupation des rebelles du M23 à Bunagana dans le territoire de Rutshuru, où les forces armées congolaises affrontent ce groupe “terroriste” appuyé par le Rwanda, selon Kinshasa.

Djiress BALOKI/ Nord-Kivu/ journaldesnations.net 

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