RDC : la COFEDEC dénonce l’inaction du régime après le massacre de Komanda

En République démocratique du Congo, les réactions se multiplient après l’attaque meurtrière perpétrée le dimanche 27 juillet à Komanda, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Ce massacre, attribué aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés au groupe État islamique, a coûté la vie à plus de 40 civils.

Parmi les voix qui s’élèvent, celle de la Convention des Fédéralistes pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC), un parti politique basé dans l’Est du pays, se montre particulièrement virulente. Dans une déclaration d’une page transmise à la presse ce mercredi, la COFEDEC fustige l’incapacité persistante du gouvernement congolais à protéger les populations civiles.

« Ce carnage est la conséquence directe de l’absence de vision des dirigeants congolais en matière de restauration de la paix, et de leur complaisance dans une politique hasardeuse et inefficace », dénonce le communiqué.

Soulignant la répétition macabre de tels massacres en Ituri et le manque de réponses concrètes, le parti estime que « le régime est à court de stratégie, sinon complètement dépassé par les événements. Il est donc plus que temps d’en tirer toutes les conséquences. »

Qualifiant l’attaque de Komanda de « barbare, sadique, cruelle et inhumaine », la COFEDEC appelle les institutions de la République à « s’assumer pleinement, chacune dans ses prérogatives, et à jouer enfin leur rôle pour protéger les Congolais. »

Pour rappel, lors de cette attaque survenue dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juillet, les assaillants ont ciblé les membres de la Croisade Eucharistique alors qu’ils participaient à une veillée de prière dans une église catholique locale. Outre les dizaines de morts, plusieurs personnes ont été grièvement blessées et des habitations incendiées, aggravant davantage le drame.

Djiress BALOKI/Nord-Kivu

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