RDC : l’AFC/M23 en tête des groupes armés mis en cause dans les violations des droits humains en juillet (BCNUDH)

Dans les provinces affectées par les conflits armés en République démocratique du Congo, les groupes armés sont associés à 326 violations et atteintes aux droits humains documentées en juillet 2026, soit 78 % des 417 cas du total recensé. Dans son rapport mensuel, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) relève également de graves atteintes à l’intégrité physique, au droit à la vie et à la liberté des personnes.

Parmi les groupes cités, l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) arrive en tête avec 160 atteintes documentées. Les Allied Democratic Forces (ADF) suivent avec 40 cas, devant les Wazalendo, associés à 37 cas, les Nyatura avec 28 cas et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), auxquelles 20 cas sont attribués.

Ces données illustrent le poids des violences liées aux groupes armés dans les provinces affectées par les conflits, où les populations civiles demeurent exposées aux exactions et aux atteintes à leurs droits fondamentaux.

Le rapport du BCNUDH fait également état de 91 violations et atteintes aux droits humains imputées à des agents de l’État.

Parmi celles-ci, 64 sont attribuées aux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), six à des agents de la Police nationale congolaise (PNC) et huit aux autorités pénitentiaires. D’autres cas sont notamment associés à l’Agence nationale de renseignements (ANR), au système judiciaire et à d’autres acteurs étatiques.

Au-delà de l’identification des auteurs présumés, le rapport met en évidence la gravité des violations subies par les populations civiles.

Les atteintes à l’intégrité physique arrivent en tête des catégories recensées, avec 153 cas documentés. Les données fournies font état de victimes parmi lesquelles figurent 130 hommes, 74 femmes et 47 enfants.

Le droit à la vie demeure également fortement menacé. Le BCNUDH a recensé 109 violations et atteintes à ce droit, dont 97 cas de meurtre. Ces meurtres ont fait 172 victimes masculines, 19 enfants, 18 femmes et quatre personnes dont le sexe et l’âge n’ont pas été précisés dans le rapport.

La liberté et la sécurité des personnes ont, elles aussi, été affectées. Au total, 83 violations et atteintes ont été documentées dans cette catégorie, tandis que 67 cas concernaient le droit à la propriété.

Alors que l’insécurité persiste dans l’Est du pays, les données du BCNUDH pour juillet 2026 rappellent l’ampleur des défis liés à la protection des populations civiles et au respect de leurs droits fondamentaux.

La Rédaction

Laisser un commentaire