L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce que la République démocratique du Congo recevra immédiatement un premier lot de 70 000 doses du vaccin Ervebo, destiné à renforcer la riposte contre l’actuelle épidémie de maladie à virus Bundibugyo.
Cette allocation, annoncée jeudi 20 août, intervient après une demande formulée la semaine dernière par le gouvernement congolais auprès du Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins (ICG), qui gère le stock mondial de vaccins contre Ebola.
Sur les 70 000 doses annoncées, 20 000 seront consacrées à un essai clinique de phase 3, destiné à évaluer l’impact du vaccin sur le virus Bundibugyo. Les 50 000 doses restantes seront destinées aux travailleurs de première ligne et au personnel de santé, conformément aux recommandations actuelles du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) de l’OMS.
L’OMS précise toutefois que l’efficacité du vaccin Ervebo contre le virus Bundibugyo chez l’être humain n’est pas encore établie.
« Il n’est pas connu si Ervebo peut être protecteur contre le virus Bundibugyo chez l’être humain, même si des données préliminaires obtenues en laboratoire et sur des animaux suggèrent qu’il pourrait fournir une certaine protection », précise l’organisation.
Cette incertitude scientifique justifie notamment la mise en place de l’essai clinique de phase 3, qui doit permettre de recueillir des données sur l’efficacité du vaccin contre cette souche du virus Ebola.
L’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) saluent cette allocation et réaffirment leur soutien aux autorités congolaises dans la lutte contre l’épidémie.
Les deux organisations soutiennent notamment une approche « menée par les communautés », visant à permettre aux populations locales de jouer un rôle central dans la riposte.
Selon le document, cette démarche doit contribuer à « protéger les communautés touchées, sauver des vies et mettre fin à l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo », tout en permettant de recueillir les données scientifiques nécessaires pour renforcer la préparation de l’Afrique face aux prochaines épidémies.
Marcel Kakule