L’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a dénoncé la création d’un mouvement rebelle par l’ancien président de la République, Joseph Kabila. Dans une déclaration faite le mardi 13 octobre 2026 à Kinshasa, il a estimé que le recours aux armes est incompatible avec les principes de paix et de démocratie.
Pour Vital Kamerhe, cette évolution constitue un tournant préoccupant dans la vie politique de la République démocratique du Congo (RDC). Il considère que la lutte armée ne peut en aucun cas remplacer le débat démocratique ni le fonctionnement normal des institutions de la République.
« On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en revendiquant le recours aux armes », a-t-il déclaré.
Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a également appelé les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité face à une situation qu’il considère comme une menace pour la stabilité du pays.
Il a insisté sur la nécessité de régler les divergences politiques dans le respect de la Constitution et des mécanismes démocratiques prévus par les institutions de la République.
Cette prise de position s’ajoute à celles de plusieurs cadres de l’Union sacrée de la Nation et responsables de partis membres de la majorité présidentielle, notamment Christophe Mboso et Jean-Michel Sama Lukonde. Ces derniers ont également condamné la création d’un mouvement rebelle attribuée à Joseph Kabila, tout en réaffirmant leur soutien au président de la République, Félix Tshisekedi.
Blaise Bozenge