La courbe épidémiologique de la maladie à virus Ebola est désormais orientée à la baisse, ce qui traduit, selon le professeur Placide Mbala, virologue à l’Université de Kinshasa, le dépassement du pic de l’épidémie. Il l’a fait savoir vendredi 11 septembre à la presse après la réunion portant sur l’évaluation des actions de riposte dans les provinces touchées par Ebola.
« En regardant les données épidémiologiques, surtout la courbe épidémique, on peut voir qu’on a dépassé le pic et que la courbe est dans sa phase descendante », explique le professeur Placide Mbala.
Pour ce virologue congolais, cette évolution permet déjà de tirer une première conclusion. « On peut dire que l’épidémie actuellement est sous contrôle », affirme-t-il, en s’appuyant notamment sur l’analyse faite par le professeur Jean-Jacques Muyembe.
Cette tendance à la baisse est observée même dans les zones jusque-là considérées comme des foyers importants de transmission. Le nombre de cas confirmés enregistrés quotidiennement, tout comme celui des décès confirmés, diminue, relève le professeur Mbala.
Il attribue cette évolution aux différentes mesures mises en place par l’équipe de riposte. « Grâce à ce dynamisme de l’équipe de riposte qui est conduite par l’inspecteur, le professeur Aouka, nous avons pu mettre en place un certain nombre de mesures », souligne-t-il.
Pour autant, le virologue appelle à ne pas baisser la garde. Les résultats observés doivent encore être confirmés dans les prochaines semaines. « On reste prudent parce qu’il faudra attendre quelques semaines pour voir effectivement les effets de ces différentes mesures que nous avons mises en place », prévient le professeur Placide Mbala.
La baisse de la transmission constitue donc un signal encourageant, mais la riposte se poursuit afin de consolider ces acquis et d’éviter une nouvelle remontée des cas.
Quatre mois après la déclaration de l’épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, 7 258 cas confirmés ont été enregistrés dans six provinces touchées, selon les chiffres de l’Institut national de santé publique (INSP). Le bilan fait également état de 1 726 patients guéris et de 3 510 décès, tandis que 905 patients sont encore en isolement ou hospitalisés.
Djiress Baloki