Réforme de l’ONU : Antonio Guterres soutient les revendications africaines sur le Conseil de sécurité

Antonio Guterres, Secrétaire général de l'ONU

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a réaffirmé depuis Nairobi la nécessité d’une réforme en profondeur des institutions internationales afin d’accorder à l’Afrique une place plus représentative au sein de la gouvernance mondiale.

S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale kényane, le chef de l’ONU a dénoncé le décalage entre les réalités géopolitiques actuelles et le fonctionnement des institutions héritées de l’après-Seconde Guerre mondiale.

Selon Antonio Guterres, le système international ne peut plus continuer à fonctionner sur la base d’un équilibre vieux de près de huit décennies, alors que le continent africain demeure absent des sièges permanents du Conseil de sécurité.

Le patron des Nations unies a qualifié cette situation « d’injustice historique », plaidant pour des réformes capables de refléter « le monde tel qu’il est aujourd’hui ».

Cette question a dominé les échanges du sommet Afrique-France organisé à Nairobi, qui a réuni des représentants d’une vingtaine de pays africains ainsi que plusieurs responsables diplomatiques européens. Parmi eux figuraient notamment Jean-Noël Barrot et Musalia Mudavadi.

Antonio Guterres a toutefois reconnu les difficultés entourant toute réforme du Conseil de sécurité, rappelant qu’une telle évolution nécessite l’approbation des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine.

Malgré ces blocages institutionnels, le secrétaire général de l’ONU a salué les initiatives internationales visant à encadrer ou limiter l’usage du veto dans certaines circonstances exceptionnelles, notamment en cas de génocide ou d’atrocités de masse.

En marge de cette visite officielle au Kenya, Antonio Guterres a également procédé à l’inauguration de nouveaux bâtiments du complexe des Nations unies de Nairobi, tout en lançant un projet d’extension destiné à accueillir davantage de personnel international.

Selon lui, le développement du pôle onusien de Nairobi représente une alternative stratégique et moins coûteuse pour l’organisation, dans un contexte de pressions budgétaires croissantes liées notamment aux réductions de financement décidées par l’administration de Donald Trump envers certaines agences des Nations unies.

Rédaction/JDN

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