Au moins 13 civils ont perdu la vie dans une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux miliciens du groupe Mobondo, dans la province du Kwilu, en République Démocratique du Congo. Ce carnage a eu lieu à l’aube du mardi 1er avril 2025, dans le village de Mayala, situé dans le secteur de Wamba-Fatundu, en territoire de Bagata.
Selon les premières informations fournies par le porte-parole de l’armée congolaise dans la zone, un groupe de miliciens Mobondo lourdement armés a attaqué la ferme Kabiyala, située près du village de Mayala. C’est dans cette zone que les victimes ont été sauvagement tuées à la machette, comme l’a témoigné le capitaine Antony Mwalushayi dans une dépêche partagée avec les médias.
Le bilan provisoire fait état de 13 personnes égorgées au cours de cet incident sécuritaire, ajoute l’officier militaire.
Sur place, la riposte des Forces armées congolaises (FAC) n’a pas tardé après des alertes de la population. Cela a permis de limiter les exactions de la milice, responsable de plusieurs massacres de ce genre dans cette région du pays.
Au cours des affrontements, « cinq assaillants ont été neutralisés, et deux armes à feu ainsi qu’un lot de machettes ont été récupérés », peut-on lire dans le document de l’armée, qui déplore cependant la mort d’un de ses soldats, touché par balle.
« Ces nouvelles violences témoignent de la détermination des miliciens Mobondo à poursuivre leurs exactions, malgré les initiatives du gouvernement congolais en faveur d’un règlement pacifique du conflit. L’armée congolaise ne se laissera pas duper par les Mobondo et leurs soutiens, qui sont majoritairement à Kinshasa », a déclaré le capitaine Antony.
La milice Mobondo a émergé en 2022 à la suite d’un conflit foncier entre les communautés Teke et Yaka dans le territoire de Kwamouth, en province de Mai-Ndombe. Malheureusement, les violences meurtrières, souvent accompagnées de pillages, perpétrées par cette milice, se sont progressivement étendues aux provinces de Kwango, Kwilu, et même à Kinshasa.
Djiress BALOKI