Marche pacifique des OSC et médias pour le soutien de la proposition de loi d’exemption des frais de justice pour les victimes des violences sexuelles en RDC et l’accélération de son examen par le Sénat


Avec l’appui de JDH, les structures de la société civile et les médias engagés pour la cause de la promotion du genre ont à travers une marche pacifique; exprimé ce vendredi 9 juin leur gratitude envers l’assemblée nationale pour l’adoption de la proposition de loi d’exemption des frais de justice pour les victimes des violences sexuelles en RDC.


Reconnaissant qu’une seconde étape est encore en souffrance, les organisateurs de la marche se sont invités au Sénat où se trouve ladite proposition pour une seconde lecture.


Dans un mémorandum déposé au bureau du président du Sénat, les organisations de la société civile et les médias demandent aux honorables sénateurs de programmer l’examen de ladite proposition de loi avant la clôture de la session en cours. La première session parlementaire ouverte le 15 mars, se clôture le 15 juin 2023.

« Apppelons le bureau du Sénat à programmer l’examen de ladite proposition de loi avant la clôture de la session en cours. Nous encourageons les honorables sénateurs d’adopter à l’unanimité ladite proposition de loi », note le mémo.

Arthur Kayumba de la Lizadeel lors de la lecture du mémo des OSC et Médias apès la marche pacifique du vendredi 9 juin

Conscients de la volonté qui anime le chef de l’état congolais en tant que champion de la Masculinité, les organisateurs de cette marche ont lancé un appel pour que le garant de la nation puisse positionner la question du genre au coeur des politiques élaborées par le gouvernement.

Devant la presse, Arthur Kahumba, de Lizadeel (Ligue de la Zone Afrique pour la défense des Droits des Enfants et Elèves) a souligné que « les initiateurs de la marche invitent le président de la République à accorder une attention particulière à cette initiative parlementaire lorsqu’elle lui sera soumise pour promulgation ».

Faire sortir du silence

L’action entreprise par des membres de la société civile et les professionnels des médias de Kinshasa, s’inscrit dans un souci majeur d’aider les victimes des violences sexuelles de porter plainte contre leurs bourreaux.

Les OSC et les journalistes se disent motivés par la recrudescence des cas des violences sexuelles dont son victimes les femmes congolaises tant en période de paix qu’en période de guerre, et surtout en ce moment où notre pays subit les affres de l’armée des génocidaires rwandais de RDF sous couvert du M23.

Pour les initiateurs de cette marche, le déficit d’accès à la justice par les survivantes des violences sexuelles est souvent dû à l’exigence des frais y afférents qui malheureusement continuent de réduire ces victimes au silence et pérennisent ce fléau inhumain.


Pour rappel, la proposition de loi d’exemption des frais de justice pour les victimes des violences sexuelles a été porté à la chambre basse par le député national, l’honorable Juvenal Munubo et adopté le jeudi 18 mai dernier.

Cette manifestation s’est tenue grâce à l’appui de l’organisation de droit canadien Journalistes des droits humains ( JDH) dans le cadre de son projet:  » Canada monde, la voix des femmes et des filles ».

Partie avec environ 60 membres de la société civile et professionnels des médias de la place Mandela dans la commune de la Gombe, la marche a eu comme point de chute, le siège du Parlement congolais où un mémorandum a été déposé au service courrier du bureau du président du Sénat.

Christiane EKAMBO