Maroc : la campagne des législatives 2026 s’ouvre, plus de 15,8 millions d’électeurs attendus aux urnes

 Le Maroc entre dans une nouvelle séquence électorale. La campagne en vue des élections législatives du 23 septembre 2026 a officiellement débuté ce jeudi, donnant le coup d’envoi à la compétition entre les différentes formations politiques en lice pour les 395 sièges de la Chambre des représentants.

Au total, 27 partis politiques participent à cette échéance électorale qui doit permettre aux Marocains de désigner leurs représentants à la première chambre du Parlement.

Selon les chiffres officiels, 15 801 162 électeurs figurent sur les listes électorales. Les hommes représentent 54 % du corps électoral, contre 46 % pour les femmes.

La répartition géographique fait également apparaître une majorité d’électeurs vivant en milieu urbain, avec 55 %, tandis que les électeurs résidant en milieu rural représentent 45 %.

La campagne se poursuivra jusqu’à minuit le mardi 22 septembre, soit la veille du scrutin.

395 députés à élire

Les électeurs seront appelés à choisir directement les 395 membres de la Chambre des représentants, selon un scrutin de liste au suffrage universel direct.

Le processus de candidature s’est déroulé par voie électronique, avec une clôture du dépôt des candidatures fixée au 8 septembre.

L’enjeu est important pour les formations politiques, puisque la composition de la nouvelle Chambre déterminera en grande partie le paysage politique issu du scrutin et constituera une étape préalable à la formation du prochain gouvernement.

Les autorités marocaines mettent également l’accent sur l’intégrité du processus électoral. Les règles encadrant la campagne fixent notamment les conditions relatives à l’affichage, aux rassemblements publics ainsi qu’à l’utilisation des réseaux sociaux et des différents outils numériques.

Certaines restrictions sont par ailleurs prévues afin de préserver la neutralité des espaces publics. La campagne est notamment interdite dans les lieux de culte, les établissements d’enseignement et les administrations publiques.

Le dispositif d’observation du scrutin constitue également un volet important du processus. Plus de 3 000 observateurs, issus d’associations marocaines, d’une institution nationale des droits de l’Homme et d’organisations internationales, sont appelés à suivre les différentes étapes des élections.

Ces élections interviennent cinq ans après le scrutin législatif du 8 septembre 2021, à l’issue duquel le Rassemblement national des indépendants (RNI) était arrivé en tête avec 102 sièges.

Le Parti authenticité et modernité (PAM) avait remporté 86 sièges, tandis que le Parti de l’Istiqlal en avait obtenu 81.

Ces résultats avaient permis la formation d’une coalition gouvernementale conduite par Aziz Akhannouch, président du RNI, avec le PAM et l’Istiqlal.

Le scrutin du 23 septembre 2026 constitue donc une nouvelle étape majeure de la vie politique marocaine. Au-delà du renouvellement de la Chambre des représentants, il doit déterminer les rapports de force entre les différentes formations et ouvrir la voie à la formation du prochain gouvernement.

Christiane Ekambo

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