RDC : Les Ambassadeurs Francophones exigent la cessation immédiate des hostilités et le retrait du M23 des territoires congolais occupés illégalement, appuyé par l’armée rwandaise

Déclaration des Ambassadeurs francophones sur l'agression de la RDC lue par l'ambassadeur de Suisse

En cette Journée internationale de la Francophonie, le Groupe des ambassadeurs francophones (GAF) en République démocratique du Congo (RDC) a lancé un appel fort à la communauté internationale. Dans une déclaration solennelle lue par l’ambassadeur de Suisse, Chasper Sarott, à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), les diplomates ont réaffirmé leur soutien indéfectible à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC, dénonçant avec fermeté l’offensive du Mouvement du 23 mars (M23), appuyé par l’armée rwandaise.

Alors que les combats se sont intensifiés dans l’Est du pays, avec la chute des villes stratégiques de Goma et Bukavu en janvier et février dernier, le GAF s’inquiète des conséquences humanitaires catastrophiques. La déclaration met en lumière les violations graves des droits humains, notamment les violences sexuelles contre les femmes et l’enrôlement forcé d’enfants soldats.

Les ambassadeurs exigent la cessation immédiate des hostilités, le retrait du M23 des territoires congolais occupés illégalement et la fin de tout soutien étranger aux groupes armés. Ils soutiennent les initiatives diplomatiques en cours, notamment celles de la SADC, de l’EAC et des processus de Luanda et Nairobi, plaidant pour un cessez-le-feu immédiat et un dialogue sincère entre la RDC et le Rwanda.

Enfin, le GAF met en avant la nécessité d’un contrôle accru sur l’exploitation et l’exportation illégale des ressources naturelles, soulignant leur rôle dans la persistance du conflit. « Nous réitérons notre soutien à la population, première victime de cette guerre », conclut la déclaration.

Ce nouvel appel de la communauté francophone suffira-t-il à faire pression pour un règlement pacifique de la crise ? L’avenir le dira, mais l’urgence humanitaire, elle, ne peut plus attendre.

Christiane EKAMBO

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