Dans une tribune au ton engagé, l’ancien diplomate marocain Mohammed Slaoui met en lumière les avancées majeures de la diplomatie marocaine sur la question du Sahara, qu’il qualifie de « triomphe » après plusieurs décennies de bataille internationale.
Selon lui, ces acquis sont le fruit d’une stratégie royale « méthodique, patiente et efficace », ayant permis au Maroc d’obtenir des soutiens de poids, notamment ceux des États-Unis, de l’Espagne, de la France et du Royaume-Uni. Il souligne également l’évolution progressive de l’Union européenne et de plusieurs pays africains, ainsi que l’ouverture de nombreux consulats dans les provinces du Sud.
L’auteur estime que plus d’une centaine d’États soutiennent aujourd’hui, à divers degrés, la position marocaine, ce qui traduit, selon lui, un isolement croissant du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique, soutenue par l’Algérie.
Dans une analyse critique, Mohammed Slaoui dénonce la stratégie d’Alger, qu’il accuse de reposer sur la désinformation, la confrontation diplomatique et des méthodes de « guerre hybride ». Il évoque également son expérience personnelle pour illustrer les tensions persistantes dans les forums internationaux.
Toutefois, au-delà de ce constat, l’ancien diplomate pointe une faiblesse du côté marocain : un déficit de communication. Selon lui, les succès diplomatiques ne sont pas suffisamment relayés, laissant le champ libre aux narratifs adverses.
Il appelle ainsi à une mobilisation nationale diplomatique, médiatique et académique afin de mieux valoriser ces acquis et d’ancrer durablement la position marocaine dans l’opinion internationale.
Enfin, tout en critiquant la gestion du dossier par les autorités algériennes, il plaide pour une réconciliation à long terme entre les peuples marocain et algérien, estimant que la résolution du conflit servirait les intérêts de toute la région du Maghreb.
Rédaction/Journal des Nations