À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, la coordonnatrice de l’ASBL La Dignité Humaine, Élodie Ntamuzinda W’Igulu, a invité les Congolais à engager une réflexion profonde sur la portée réelle de l’indépendance nationale, estimant que celle-ci ne saurait se limiter à une commémoration symbolique.
Dans un message publié le 30 juin 2026, cette experte en genre, élections, entrepreneuriat et médiation des conflits s’interroge sur les progrès accomplis par le pays depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960.
« Quel bilan pour la 66ᵉ année de l’indépendance de la République démocratique du Congo ? Est-ce une véritable indépendance sur les plans économique, politique et démocratique, sécuritaire, alimentaire, sanitaire et éducatif ? », questionne-t-elle.
Pour Élodie Ntamuzinda, cette date historique doit être l’occasion d’intensifier les efforts en faveur de la mise en œuvre des six piliers du programme du Gouvernement, afin de permettre à la RDC d’atteindre une indépendance véritable dans tous les secteurs de la vie nationale.
Elle estime que les défis auxquels le pays reste confronté nécessitent un engagement collectif et une gouvernance orientée vers le développement, la justice sociale et le renforcement des institutions.
La coordonnatrice de La Dignité Humaine appelle également les Congolais à dépasser les divisions et les antivaleurs qui freinent le progrès du pays.
« Quittons le carcan des antivaleurs, des divisions et des querelles inutiles en recherchant ce qui nous unit et en travaillant réellement à bâtir un Congo nouveau, digne de célébrer les prochaines décennies d’une indépendance véritable et non plus d’une indépendance de façade », exhorte-t-elle.
Élodie Ntamuzinda W’Igulu plaide pour une mobilisation de l’ensemble des forces vives de la Nation autour des valeurs d’unité, de responsabilité et de développement durable, afin que les prochaines célébrations de l’indépendance reflètent les avancées concrètes du pays sur les plans économique, politique, sécuritaire, social et démocratique.
Christiane Ekambo