Le Comité de pilotage du programme « Unis pour l’égalité de genre » (UPEG) a tenu une session à Kinshasa consacrée à l’évaluation des actions menées en 2025 et à la définition des priorités pour l’année 2026.
Les travaux ont été présidés par la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Omba Kalama, dans le cadre de ce programme financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par ONU Femmes et Enabel.

La rencontre a abouti à la validation du plan d’action opérationnel et financier 2026, avec l’ambition de consolider les acquis enregistrés au cours de l’année précédente et d’intensifier les interventions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Plus de 460 000 cas de VBG documentés
Les échanges ont notamment permis de mettre en évidence les progrès réalisés dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Selon les données présentées lors de cette session, la base nationale consacrée aux VBG compte désormais plus de 460 000 cas documentés. Par ailleurs, la ligne verte 122, destinée notamment à l’écoute et à l’orientation des victimes et survivantes, a traité plus de 19 000 appels.

Ces chiffres témoignent de l’importance des mécanismes de signalement et d’accompagnement dans la réponse aux violences basées sur le genre, tout en soulignant l’ampleur des besoins auxquels les acteurs institutionnels et leurs partenaires doivent continuer à répondre.
Au-delà de la lutte contre les violences, le programme UPEG entend poursuivre ses interventions en faveur de l’autonomisation économique des femmes.
Le renforcement de la coordination entre les institutions constitue également l’un des acquis mis en avant au cours de la réunion du Comité de pilotage.
Pour 2026, l’approche retenue se veut davantage intégrée, avec plusieurs priorités complémentaires : prévenir les violences, améliorer l’accès à la justice, renforcer la protection et l’accompagnement des survivantes, favoriser l’autonomisation économique des femmes et agir sur les normes sociales qui entretiennent les inégalités.
La validation du plan d’action 2026 marque ainsi une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme UPEG. Elle traduit la volonté du ministère du Genre, avec l’appui de ses partenaires, de renforcer la cohérence des interventions et de mieux coordonner les réponses aux défis liés aux violences et aux inégalités de genre.
À travers cette démarche, les différentes parties prenantes entendent consolider les mécanismes existants tout en développant des actions capables d’agir à la fois sur la prévention, la prise en charge des survivantes et l’autonomisation des femmes.
Le programme UPEG ambitionne ainsi de faire de l’année 2026 une nouvelle phase d’accélération des efforts en faveur d’une égalité de genre davantage ancrée dans les politiques publiques et dans les communautés.
Keren Tshilemba