Malgré Ebola, Washington accueillera les footballeurs de RDC au Mondial

En dépit du renforcement des contrôles sanitaires qui a suivi l’annonce d’une nouvelle épidémie de fièvre hémorragique dans l’est de la RDC, les Léopards congolais devraient pouvoir participer à la phase finale de la Coupe du monde 2026.

Alors que la RDC s’était réjouie, le 31 mars, de sa deuxième qualification historique à la phase finale de la Coupe du monde de football (la première fois c’était en 1974), les Congolais avaient toute raison de s’inquiéter quand fut annoncée une nouvelle épidémie d’Ebola. Et ceci d’autant qu’un des hôtes de l’événement sportif est le pays de Donald Trump, qui s’embarrasse généralement peu de civilité envers l’Afrique.

Dès lundi 18 mai, Washington annonçait d’ailleurs un renforcement des contrôles sanitaires à ses frontières, interdisant notamment l’entrée sur son territoire aux ressortissants étrangers ayant voyagé en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud, au cours des vingt-et-un derniers jours.

Exemption pour footballeur

Est-ce parce que les États-Unis mesurent les répercussions du Mondial ou est-ce parce qu’ils lorgnent toujours sur les minerais rares congolais ? Le 19 mai, sous le couvert de l’anonymat, un responsable du département d’État américain semblait rassurer les footeux : l’équipe de football de RDC devrait pouvoir participer, aux États-Unis, à la phase finale de la Coupe du monde, malgré l’épidémie d’Ebola.

Washington serait rassuré par la présence des Léopards en Europe, pour un entraînement. Si l’un des joueurs devait repasser par son pays, avant le coup d’envoi de la compétition, son entrée sur le territoire américain pourrait être acceptée, moyennant un contrôle sanitaire strict. Il reste à déterminer si les deux autres pays organisateurs seront aussi conciliants, notamment le Mexique où les Congolais doivent affronter la Colombie, le 24 juin.

Si les autorités sportives congolaises sont rassurées, ce sont les supporters qui, eux, ne pourront pas rejoindre le camp de base de leurs idoles à Houston, au Texas.

Avec jeuneafrique.com

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